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  1. #1

    Cactus Soignée par l'Ayahuasca et une famille de shamans Shipibos

    Bonjour à tous,

    Lorsque j'ai décidé de partir en Amazonie pour me faire soigner, j'ai recherché des informations et des récits d'expériences sur l'ayahuasca. Peu de ces récits étaient tournées sur l'aspect thérapeutiques de la "Medicina". C'est ce en quoi, je souhaite apporter ici une petite contribution.

    A chaque crise de vie, j'ai traversé un épisode dépressif plus ou moins intense. Mais là, c'était différent.
    Les dernières années, j'avais vraiment fait de mon mieux pour accomplir tout ce en quoi je croyais réellement. Appliquer au quotidien les quelques valeurs essentielles que j'avais choisies au cours d'une recherche personnelle et spirituelle commencée 15 ans plus tôt (et ne plus faire qu'accumuler du savoir livresque). Me réaliser dans un métier qui tenait plus de la passion que de la profession. M'investir réellement dans une relation amoureuse.

    Quand la relation se brisa, et que je réalisai que ma profession ne m'apporterait jamais plus qu'une satisfaction intense mais superficielle, je perdis espoir.
    Qu'est-ce que je pouvais faire de plus que tout cela ? J'avais déjà tout remis en question, il y a 3 ans : j'étais devenue ponctuelle, je terminais ce que je commençais, j'avais réalisé un de mes rêves en reprenant mes études et en changeant de profession, je m'assumais complètement et j'étais partie à l'autre bout du monde en aventurière, etc... Mais au moindre prétexte, un mal-être profond revenait.

    Il y avait 10 ans au moins que je connaissais l'Ayahuasca. Avant l'effet "D'autres mondes", à l'époque où l'aya était encore légale et où les travaux du Dr Mabit lui permettait encore d'avoir un point de communication en France. Plus tard, j'avais voulu partir rejoindre Kestembetsa et son apprenti français. Mais j'ai eu peur.
    Parce qu'elle fait peur cette ayahuasca. Ne dit-on pas que l'on peut avoir la sensation de mourir ? Je rêvais de la possibilité de renaître sans avoir à passer par la case trépas !

    Donc après avoir épuisé toutes les solutions possibles (même un début de thérapie), je décidais qu'il était temps de partir. J'achetai d'abord mon billet pour Lima pour 3 mois. Et ensuite, je cherchai le shaman ! C'est mon budget et mon instinct qui ont décidé. Je ne pouvais me payer un séjour ni chez Kestembesta ni chez Ricardo, restait un shaman de la région de Pucallpa dont une petite annonce élogieuse écrite par un patient chilien, donnait les coordonnées et les tarifs plus abordables. Rodrigo (le chilien) et moi échangeâmes une vingtaine de mails allant de ma peur de boire la mixture jusqu'au prix du motocarro de l'aéroport à l’hôtel.
    Au passage, je ne le remercierais jamais assez, lui et tout ceux qui m'ont aidé pendant ce séjour ! Je sais, çà parait fou de choisir un shaman comme çà... mais la Vie contient sa dose de magie.

    A mon arrivée à Pucallpa, un abcès de 3 centimètres, ne cessait de se développer sans avoir l'air de vouloir se percer. J'avais été opéré 2 fois déjà pour çà.
    J'avais le choix, soit j'allais à l’hôpital mais là, on oubliait l'ayahuasca pour un bout de temps avec toute la chimie que l'on allait m'inoculer ; soit je faisais confiance au shaman pour me guérir (aussi) de cette petite boule si douloureuse. J'optais pour le shaman sans grande conviction !

    Le matin du départ pour la communauté indienne, je sens une vague de fièvre mais je tiens bon. Lorsque que le bateau collectif s'approche de la communauté après 5 heures de voyage coller-serrer avec d'autres passagers très avenants d'ailleurs, je prie pour que A. le shaman soit bien présent à m'attendre. J'aperçois une ombre près d'un palmier, je sens que c'est lui. Très vite, on grimpe dans un motocarro et j'ai eu à peine le temps de le détailler mais quel look !
    La cinquantaine, un mix de cowboy et d'indien, bien charpenté et bien plus grand que la majorité des shipibos.

    La suite à venir...

  2. #2
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    Par défaut Re : Soignée par l'Ayahuasca et une famille de shamans Shipibos

    Ah j'ai bien e[...]

  3. #3

    Par défaut Re : Soignée par l'Ayahuasca et une famille de shamans Shipibos

    lol, elle est bien drôle, celle-là !
    Tu vas pouvoir continuer à e[...] !

  4. #4

    Par défaut Re : Soignée par l'Ayahuasca et une famille de shamans Shipibos

    La cinquantaine, un mix de cowboy et d'indien, bien charpenté et bien plus grand que la majorité des shipibos. Des godillots, un pantalon coupé aux mollet, un chemise ouverte jusqu'au plexus, un chapeau de cow-boy et des lunettes de soleil dorée à souhait. Il a une bonne touche, ce shaman ! Il n'est pas venu m’accueillir avec la grande robe traditionnelle mais simplement avec sa tenue de travail de la journée. D'emblée, je l'aime bien.


    J'avais demandé à Rodrigo de lui envoyer un message pour moi, très simple. "Il y a de bons esprits autour de nous mais il y en a aussi de moins bons."
    J'avais farfouillé pendant mon cheminement spirituel un peu partout et aussi là où je n'aurai pas dû. Bien fait pour moi, j'ai traîné des trucs bizarres pendant de longues années et mon but, en venant ici, était aussi de m'en débarrasser. Évidemment, derrière cette phrase toute simple, il y avait aussi : je sens les bons et je sens aussi les mauvais et je ne sais pas trop quoi faire avec çà...
    Deux minutes après avoir grimpé dans le motocarro, A., le shaman, me demandera si je souhaitais être apprenti. Et là, ma première impression disparut comme elle était venu ! J'avais déjà eu des déconvenues avec des maîtres spirituels un peu véreux sur les bords : je suis arrivée en Amazonie avec les yeux bien en face des trous...à ce niveau là. Alors, me proposer après m'avoir vu 2 minutes, de faire un apprentissage qui aurait des conséquences sur toute le reste de ma vie, je ne pouvais pas croire que cela était sérieux !
    Au cours des mois qui suivirent, puis de l'année, jamais plus je ne l'entendrai faire une telle proposition à qui que ce soit : bien au contraire, il ne proposera la diète d'apprentissage qu'à un nombre infime des patients et/ou visiteurs et dira toujours que c'est un processus "très difficile".


    Toujours dans le motocarro, je décide de mettre mes a priori de côté pour me disposer l'esprit positivement à l'égard de ce qui m'entoure. Nous sommes dans le bas Ucayali. La nature est luxuriante mais elle n'est pas gigantesque comme dans l'Alto Ucayali. Rapidement, nous approchons de ce que je crois être l'entrée du village mais qui est en fait l'entrée du domaine de A.. Cette famille, composée de A., de sa femme, de leurs 8 enfants et de leurs époux, épouses respectifs, vit en communauté à l'intérieur d'une communauté indienne.
    L'engin s'arrête au fond du domaine près d'un cabane à moitié terminée. Le shaman me dit que ceci serait bientôt ma cabane mais qu'il devait encore la peindre et m'emmène donc dans une autre en attendant puis me laisse me reposer.
    Ils m'ont installé un lit sur lequel un fin matelas repose ; il n'y a pas de draps. Je n'en ai pas non plus. Sur les larges rectangles faisant office de fenêtre, pas de moustiquaire.
    Traditionnellement, les shipibos vivent dans ces maisons sans murs. Ils n'ont pas la même notion de l'intimité. Lorsque plus tard, je voudrais mettre des rideaux à mes fenêtres, R, son épouse et maestra elle-même, me dira d'un air mi-amusé mi-réprobateur ,que ce sont des "tissus pour se cacher des yeux". Mais rien n'est caché bien longtemps chez les shipibos !

    Le second soir après mon arrivée, un peu avant le coucher du soleil, nous avons dîné de ce poisson que l'on appelle carachama et que je décrirai comme une sorte de poisson préhistorique et qui est salé pour être conservé. Sauf que l'on ne le dessale pas vraiment ! On me demande si j'aime çà et je souris poliment en priant pour que ce mensonge ne se voit pas sur mon visage.
    Plus tard, A. le shaman et R. son épouse, joueront avec Emma leur petite-fille sur le perron de la maison d'une de leur 4 filles. Je perçois tant d'amour et d'affection entre eux que cela ne fait qu'augmenter mon sentiment de solitude. Les nuits étant fraiches, des poules blanches, arrivées de la ville, se sont blotties pour se réchauffer. Je les envie...
    A. s'approche doucement, plante ses yeux dans les miens et me dit simplement : "tu es désespérée, jeune fille". Prise au dépourvue, je bégaie un truc et rentre dans ma cabane.


    Les jours qui suivent, je m'acclimate doucement et tous les jours, vais voir le maestro pour savoir quand nous aurions notre première cérémonie. Je me fais un pote que je considère comme un petit frère. Il a la patience de me laisser prendre mon temps pour m'exprimer car mon espagnol est plus que rudimentaire. D'ailleurs, le maestro m'apprend qu'un autre français vit ici, qu'il est à la ville et qu'il préfère l'attendre pour faire la cérémonie ensemble. Je crois qu'il sent ma peur. Je lui ai expliqué que j'ai participé à un séminaire en Europe et que cela s'est très mal terminé pour moi. Que pendant la 2ème cérémonie, j'ai en quelque sorte pété les plombs. Fait un voyage qui ressemble plus à une expérience dans une machine à laver sans bouton STOP.
    Même si quelque chose de plus fort que ce traumatisme m'avait appelé ici, cela n'empêchait que j'avais vraiment les foies à l'idée de boire à nouveau.
    Le français est rentré, c'est donc pour ce soir. Le maestro me dit que je ne suis pas obligée de boire, qu'il va simplement poser son diagnostic ce soir. Il me semble presque qu'il préfèrerait que je ne boive pas. Je raconte çà à mon pote shipibo qui est son apprenti et son neveu. Assister à une cérémonie et ne pas boire, me dit-il, c'est un peu stupide. Avoir fait tout ce chemin pour çà ! Bêtement, je laisse mon ego prendre le dessus ! Et je vais voir le maestro de ce pas pour lui annoncer que je vais boire ce soir. Il me répond par un petit sourire en coin.


    La maloka est rectangulaire avec de grandes fenêtres installées de manière asymétrique et ceci est une aubaine car les nuits peuvent être si claires que nous ne sommes pas réellement dans l'obscurité sauf les nuits sans lune. Les fenêtres sont recouvertes de toile métallique contre les moustiques mais ici, ce sont des warriors donc, il y a en plus, à l'intérieur, une grande tente moustiquaire. Je me glisse en dessous et rencontre le regard du français. On s'était déjà présenté dans la journée et on fait plus ample connaissance.
    Il est 20 heures et nous sommes seuls dans la maloka. Il me conseille d'aller prendre une couverture et un oreiller et je suis son conseil.
    A. arrive ainsi que cinq autres personnes, qui s'avèreront être aussi des shamans. Ils parlent un peu entre eux puis A. m'appelle et me tend mon verre. Comme il le fera souvent au début, il me soutient avec un regard bienveillant mais ferme. Je bois d'un trait et elle me semble avoir meilleur goût que celle bu en Europe. Je m'allonge et je suis raide comme un piquet. Tout le monde en fait autant. Enfin presque car il n'y a pas assez de place pour que toute le monde s'allonge. Je commence à voir de grosses formes bouger autour de moi. Au bout d'un laps de temps de 30 minutes environ ou peut-être une heure, quelqu'un commence à chanter, puis doucement un deuxième, jusqu'à ce que six différentes voix fasse vibrer l'atmosphère autour de nous. A. s'approche et se met à me chanter en tenant une bouteille de parfum ouvert comme si c'était son micro. Je m'agrippe pour ne pas vomir. Il est à quelques centimètres de mon visage. Ça dure longtemps et je ne sais pas trop comment me mettre car mes genoux commence à être endoloris. Finalement, il s'arrête, me souffle du parfum sur la pointrine par l'encolure de mon T-shirt, sur le dos ; colle sa bouche sur le milieu de mon crâne, souflle du parfum, fais de même sur mes mains réunies en position de prière et me laisse me rallonger.

    De cette cérémonie, je n'ai pas grand souvenir car il m'a donné une petite dose d'une Aya qui est bien moins forte que celle que l'on boit en Europe. Les shipibos n'ont pas besoin de boire si fort et autant que nous : leur corps est plus sensible et je me demande si le fait de boire depuis des générations et des générations n'a pas crée une forme d'adaptation physiologique... Les enfants peuveut boire à partir de 7/8 ans et il est courant pour un shaman (dans cette communauté ils le sont tous plus ou moins) de donner une petite larmiche à son nouveau-né pour le protéger.

    Le lendemain, le maestro m'annonce qu'il peut me guérir en 8 jours et me demande à nouveau si je veut diéter pendant 3 mois. Vraiment 8 jours, j'ai du mal à y croire. Je lui propose de me soigner d'abord et que je prendrais ma décision pour la diète d'apprentissage après.
    Dans 3 cas, on utilise le terme "diète" :
    - une diète alimentaire, le sens communément admis, qui est donc une resctriction des aliments ingurgités. Souvent pour préparer le corps, sensibiliser l'esprit et également pour éviter les accidents en cérémonies puisque certains aliments (et médicaments) sont mortellement incompatibles.
    - la diète de guérison, une connexion avec l'esprit d'une ou plusieurs plantes pour se guérir et qui peut s'accompagner d'une diète alimentaire modérée.
    - la diète d'apprentissage qui est une connexion avec l'esprit d'une ou plusieurs plantes pour apprendre un savoir (pas uniquement la médecine) et qui s'accompagne quasiment toujours de diète alimentaire stricte.


    La suite à venir...
    Dernière modification par ReyDina ; 15/08/2013 à 17h01.

  5. #5
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    Par défaut Re : Soignée par l'Ayahuasca et une famille de shamans Shipibos

    Trop flague a mon avis encore une publicité pour un centre au perou.
    De plus je pense que aya par ci ,aya par la..c'est le miracle oui (dans certain cas) mais parle un peu des personnes qui supportent pas et reviennent ou deviennent complétement allume et finissent sous anxio ou AD afin de reequilibrer ton discours.
    Dernière modification par ayahuascaiboga ; 15/08/2013 à 22h02.

  6. #6
    heckel xor jeckel
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    Par défaut Re: Soignée par l'Ayahuasca et une famille de shamans Shipibos

    ben avant de "rééquilibrer son discours" :
    1 il faudrait passer par une présentation
    2 il faudrait qu'il finisse
    3 ça pourrait être déplacé dans les TR me semble
    4 on n'est pas obligé de parler des "milliards de victimes de l'aya qui remplisse les HP en revenant du Pérou" dès qu'on ouvre un thread sur le sujet, merci. Si quelqu'un a vécu un "miracle" ou une "expérience traumatisante", il est libre de la rapporter sans devoir se flageller devant tout le monde, c'est déjà pas mal de rapporter UN vécu.

  7. #7

    Par défaut Re : Soignée par l'Ayahuasca et une famille de shamans Shipibos

    Hola les amis ;)
    Si c'est nécessaire, oui, je laisserai une petite présentation dans le sujet qui s'y rapporte.
    Qu'est ce qu'un TR ?

    Concernant les dérives de l'Ayahuasca, ce sujet est abordé suffisamment un peu partout sur le NET et ceci n'est pas mon vécu.

    Un an passé dans la jungle et quand je rentre, on me dit que mon histoire ressemble à une publicité ! Pourquoi pas ;)
    Ce n'était pas un centre car même si j'ai beaucoup de respect pour Guillermo, ce n'était pas ce que je voulais expérimenter.

  8. #8
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    chez les morloks
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    Par défaut Re : Soignée par l'Ayahuasca et une famille de shamans Shipibos

    Un an passé dans la jungle et quand je rentre, on me dit que mon histoire ressemble à une publicité !


    Ce qui ressemble plus à de la publicité (mensongère pour le coup), c'est ta manière de présenter les choses :

    Lorsque j'ai décidé de partir en Amazonie pour me faire soigner


    J'ai bien lu la suite, mais je n'ai pas vu le moindre signe de maladie qui pouvait t'affecter.

    Ensuite, ce qui ressemble fort à de la publicité, c'est ta manière de communiquer. Tu es ici sur un forum d'échanges par le biais du tapuscrit. Ton échange se résume à te raconter. Pas de présentation, pas de participation en dehors de ton topic. Tu déboules un peu comme une pub.





  9. #9
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    ...
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    Par défaut Re : Soignée par l'Ayahuasca et une famille de shamans Shipibos

    Salut, oui la petite présentation c'est toujours bien, question de savoir-vivre : )

    Non ça ne ressemble pas complètement à une pub mais il y a quand même un coté feuilleton et carte postale. C'est lourd de devoir attendre le prochain épisode... Tu veux pas nous proposer un texte complet?

  10. #10
    bande passante
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    Sud
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    Par défaut Re : Soignée par l'Ayahuasca et une famille de shamans Shipibos

    Citation Envoyé par Gaston Voir le message
    Salut, oui la petite présentation c'est toujours bien, question de savoir-vivre : )

    Non ça ne ressemble pas complètement à une pub mais il y a quand même un coté feuilleton et carte postale. C'est lourd de devoir attendre le prochain épisode... Tu veux pas nous proposer un texte complet?
    pas mieux !!...
    M"enfin !!^^

    ps: C'est bien écrit , néanmoins , il faut le reconnaître ..
    Comparé a certains sabirs , bourrés de fautes en tout genres !!;)
    Dernière modification par 'ti Thot ; 16/08/2013 à 12h54.

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