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  1. #1
    ǝnbnu ɐʇ ǝssɐɔ Avatar de Mammon
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    février 2005
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    Par défaut [FAQ] Interactions entre antidépresseurs (AD) et psychotropes.

    Salut les Stalkers, dans cette FAQ je vais essayer de recenser toutes les interactions qu’il peut y avoir entre les AD et les autres psychotropes. Je tiens tout d’abord à remercier Fairnymph de Bluelight pour son aide, car cette FAQ est en grande partie une traduction de la sienne. Je l’ai simplement adaptée (dans la mesure du possible) aux AD français.

    Tout d’abord je vais résumer les principales différentes classes d’AD disponibles en France :

    1) Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)
    Par exemple : Le Prozac, le Lexapro, le Zoloft, le Deroxat…

    2) Les antidépresseurs tricycliques (ATC)
    Par exemple : Le Prothiaden, le Laroxyl, le Tofranil…

    3) Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine-noradrénaline (IRSNA)
    Par exemple : L’Effexor, l’Ixel le Cymbalta…

    4) Les inhibiteurs de la monoamine oxydase (les fameux IMAO)
    Par exemple : Le Moclobemide, la Passiflore (et oui, c’est un IMAO, même faible, donc attention).


    Nous allons commencer par les ISRS :

    DXM : Interaction TRES dangereuse, possibilité de syndrome sérotoninergique (trop de serotonine dans le cerveau)…

    Alcool, benzodiazepines et opiacés : Combinaison peu dangereuse. Aucun changement concernant les opiacés, mais pour les benzos et l’alcool, vous y serez peut-être un peu plus sensible, légère potentialisation.

    Hallucinogènes (LSD, Champignons, 2-CB, Salvia) : Les effets de la plupart des hallucinogènes sont amoindris par la prise d’un ISRS.

    Ecstasy (MDMA) : Les effets de la MDMA sont très très amoindris, en gros les SRIS « bloquent » la partie de votre cerveau dans lequel la MDMA a besoin de se fixer pour que vous en ressentiez les effets.

    Amphétamines et cocaïne : Rien a signaler de ce côté la.

    Continuons avec les antidépresseurs tricycliques :


    DXM : Comme pour les SRIS, interaction TRES dangereuse, possibilité de syndrome sérotoninergique (trop de sérotonine dans le cerveau)…

    Alcool, benzodiazepines et opiacés : Les tricycliques (étant donné qu’ils ont des propriétés sédatives) potentialisent les « downers » en général, donc prudence.

    Hallucinogènes (LSD, Champignons, 2-CB, Salvia) : Les ATC rendent les effets de la grande majorité des hallucinogènes plus forts, donc prudence, vous pourriez projeter de faire un trip « moyen » de champote et vous retrouver en plein trip surpuissant….

    Ecstasy (MDMA) : Les effets de la MDMA seront légèrement moins fort avec un tryciclique, mais ils ne seront pas tout simplement supprimés comme avec les SRIS.

    Amphétamines et cocaïne : Pareil qu’avec la MDMA. Effets moins puissants, mais tojours possible de les utiliser.

    Poursuivons avec les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine-noradrénaline (IRSNA, où Hétérocycliques)

    => la classe d’AD la plus délicate à traiter, car chacun des AD hétérocycliques peu avoir des interactions différentes, je vais donc traiter le cas « globalement » et au cas par cas si exception grave.
    DXM : Très dangereux pour la plupart des hétérocycliques, sauf pour le Bupropione (Wellbutrin®) l’AD prescrit pour le sevrage tabagique.

    Alcool, benzodiazepines et opiacés :pour le Bupropione, attention avec l’alcool. Chez certaines personnes les effets sont décuplés, d’autres se sont senties comme dépersonnalisées. On ne sait pas exactement comme cela fonctionne pour le moment, mais si vous décidez quand même de boire au moins commencez graduellement, avec de toutes petites doses… Pour ce qui est de l’Effexor en particulier, rien a signaler pour aucune de ces drogues. Pour la Maprotiline, les effets des barbituriques sont beaucoup plus puissant. La Mianserine potentialise particulièrement les benzos et les opiacés. La Mirtazapine et le Trazodone potentialisent tous les downers, prudence…
    Pour le Nefazodone et l’Effexor par contre, RAS. Pareil pour la Tianeptine, excepté qu’elle semble potentialiser la Kétamine.

    Hallucinogènes (LSD, Champignons, 2-CB, Salvia) : Certains des Hétérocycliques augmentent les effets des hallucinogènes (Mianserine, Mirtazapine, Nefazodone, Trazodone (ne surtout pas prendre un IMAO avec la Trazadone !)), donc prudence. Pour d’autres (Effexor, Tianeptine) rien à signaler.

    Ecstasy (MDMA) : Pour certains (Nefazodone, Buproprion), les effets de la MDMA sont légèrement réduits. Pour d’autres (Mianserine) les effets sont légèrement augmentés. Pour d’autres (Mirtazapine), aucune modification. Pour d’autre (Effexor), les effets sont carrément annihilés.

    Amphétamines et cocaïne : Certains augmentent les effets (Mianserine, Effexor), d’autres les diminuent, d’autres ne font rien de particulier (Mirtazapine, Nefazodone, Tianeptine, Trazodone) et d’autres provoquent des effets secondaires très indésirables (Bupropione).

    Pour finir , les inhibiteurs de la monoamine oxydase (les fameux IMAO)

    DXM : Très dangereux également, gros risque de syndrome sérotoninergique.

    Alcool, benzodiazepines et opiacés : Pour l’alcool, éviter le vin en particulier. Pour les benzos, il faut savoir qu’ils provoquent une hypotension, et les IMAO une hypertension, ce qui peut causer entre autres des problèmes de pression sanguine. Pour les opiacés, l’action de ces drogues est prolongé, risque de dépression respiratoire. A éviter absolument. Pour la Kétamine, pas de problème par contre.

    Hallucinogènes (LSD, Champignons, 2-CB, Salvia) : Il semblerait que les effets du LSD soient amoindris par les IMAOs. Concernant les tryptamines et la salvia, prudence, on ne sait pas encore très bien comment ces deux hallucinogènes interagissent avec les IMAO, donc prudence et commencez par de petites doses.

    Ecstasy (MDMA) : Très dangereux, risque de syndrome sérotoninergique danger de mort.

    Amphétamines et cocaïne : Comme pour la MDMA, à éviter absolument.

    Bien à vous
    Mammon

  2. #2
    Ahkiyyini Samā‘
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    Par défaut Re : [FAQ] Interactions entre antidépresseurs (AD) et psychotropes.

    merci sick boy, très instructif.


    je me permet juste de rajouter que quand ont est pas encore accoutumé aux benzo, la potentialisation de l'alcool est très violente.

    mon premier lexomil (barre entiere) je l'ai pris avec un verre de pastis (un seul)
    et bien j'était totalement écclaté, vision double incorrigeable, zombi, bafouillage, et mémoire morte.


    en revanche je n'ai jamais constaté de potentialisation de quoi que ce soit avec les isrs.
    sauf une fois, le lsa (et encore, dur à déterminer).

    dxm + effexor pas de probleme notable pour ma part (enfin faiites attentions quand même).

    voila pour ma part.

  3. #3
    ǝnbnu ɐʇ ǝssɐɔ Avatar de Mammon
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    Par défaut Re : [FAQ] Interactions entre antidépresseurs (AD) et psychotropes.

    Merci pour les compliments ^^ mais je comprends pas ton:

    Citation Envoyé par Flower Power Voir le message
    je me permet juste de rajouter que quand ont est pas encore accoutumé aux benzo, la potentialisation de l'alcool est très violente.

    mon premier lexomil (barre entiere) je l'ai pris avec un verre de pastis (un seul)
    et bien j'était totalement écclaté, vision double incorrigeable, zombi, bafouillage, et mémoire morte.
    Je n'ai jamais parlé de la potentialisation entre alcool et benzo dans ce post?

  4. #4

    Par défaut Re : [FAQ] Interactions entre antidépresseurs (AD) et psychotropes.

    Merci, c'est le genre de truc très bons à savoir toutes ces interactions..
    Vous avez d'autres infos sur les interactions dangereuses entre par exemple Ayahuasca et Iboga et les différentes sortes d'antidépresseurs..
    Je me souviens avoir entendu Narby dire qu'il était très dangereux de mélanger ISRS et Aya. Mais pour le reste j'ai pas du tout cherché, je demande ça un peu comme ça en fait.
    Ça peut être bon à savoir pour informer des personnes addict aux AD qui s'intéressent à ces plantes, j'ai aucune source claire là dessus, j'imagine qu'il doit y avoir pas mal de trucs... Déjà avec les IMAO, il y a surement beaucoup d'interactions, non ? Et pour le bois ? Quelqu'un qui prend régulièrement des AD risque-t-il quelque chose en l'utilisant, de façon adaptogène ? où a dose massive ?

  5. #5
    précision confusionelle
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    Par défaut Re : [FAQ] Interactions entre antidépresseurs (AD) et psychotropes.

    j' espere que cela ne sera pas mal interpreté , je me permet de rajouter une broutille ou 2 dans le post tres exhaustif de ce char Sick ^^


    Citation Envoyé par Sick boy Voir le message
    Salut les Stalkers, dans cette FAQ je vais essayer de recenser toutes les interactions qu’il peut y avoir entre les AD et les autres psychotropes. Je tiens tout d’abord à remercier Fairnymph de Bluelight pour son aide, car cette FAQ est en grande partie une traduction de la sienne. Je l’ai simplement adaptée (dans la mesure du possible) aux AD français.

    Tout d’abord je vais résumer les principales différentes classes d’AD disponibles en France :

    1) Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)
    Par exemple : Le Prozac, le Lexapro, le Zoloft, le Deroxat ,citalopram ,zoloft,fluvoxamine et d'autres
    (Antidépresseur, inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (code ATC : N06AB06 ; N : système nerveux central).
    La sertraline est un inhibiteur de la recapture de la sérotonine (5-HT).
    La sertraline est pratiquement dépourvue d'effet direct sur la recapture de la noradrénaline (NA), de la dopamine (DA) et de l'acide gamma aminobutyrique (GABA).
    Contrairement à la plupart des antidépresseurs tricycliques, la sertraline n'a pratiquement pas d'affinité pour les récepteurs alpha1-adrénergiques, cholinergiques (muscariniques) et histaminergiques H1. Par ailleurs, la sertraline n'a également pratiquement pas d'affinité pour les récepteurs dopaminergiques D1 et D2, alpha2- et ß-adrénergiques.
    source vidalXp 2009

    2) Les antidépresseurs tricycliques (ATC)
    Par exemple : Le Prothiaden, le Laroxyl, le Tofranil (Inhibiteur non sélectif de la recapture de la monoamine (code ATC : N06AA02).
    Les effets biochimiques, vraisemblablement à l'origine de l'effet thérapeutique, reposent sur une diminution du recaptage présynaptique de la noradrénaline et de la sérotonine dont la transmission synaptique est facilitée.
    L'effet sédatif, lorsqu'il se manifeste, est en rapport avec la composante histaminergique de la molécule.
    Par ailleurs, celle-ci exerce un effet anticholinergique central et périphérique, à l'origine d'effets indésirables.
    Les propriétés adrénolytiques peuvent provoquer une hypotension orthostatique.
    ), l' anafranil, l' athymil (mianserine)

    3) Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine-noradrénaline (IRSNA)
    Par exemple : l’Ixel le effexor , le Cymbalta (Classe pharmacothérapeutique : autres antidépresseurs (code ATC : N06AX21).
    La duloxétine est un inhibiteur à la fois de la recapture de la sérotonine (5-HT) et de la noradrénaline (NA). Elle inhibe faiblement la recapture de la dopamine et n'a pas d'affinité significative pour les récepteurs histaminiques, dopaminergiques, cholinergiques et adrénergiques. La duloxétine augmente de façon dose-dépendante les taux extracellulaires de sérotonine et de noradrénaline…
    La duloxétine est principalement métabolisée par oxydation (CYP1A2 et enzyme polymorphe CYP2D6)
    )

    4) Les inhibiteurs de la monoamine oxydase (les fameux IMAO)
    Par exemple : Le Moclobemide (amoclamine)(Inhibiteur sélectif de la monoamine oxydase A (code ATC : N06AG02).
    Le moclobémide est un antidépresseur agissant par inhibition préférentielle et réversible de la monoamine oxydase (MAO) de type A.
    Cette inhibition se traduit par une augmentation de la concentration des médiateurs mono-aminergiques cérébraux. En effet, par ce mécanisme, le moclobémide diminue le catabolisme de la noradrénaline, de la sérotonine et, à moindre degré, de la dopamine ; l'inhibition de la MAO chez l'homme est pharmacologiquement active pendant 14 à 16 heures et totalement résolutive à 24 heures, dans les conditions habituelles de traitement (3 fois par jour)


    , la Passiflore (et oui, c’est un IMAO, même faible, donc attention).

    le marsilid aussi (iproniazide) (Antidépresseur IMAO (code ATC : NO6AF05).
    Inhibiteur de la monoamine oxydase non spécifique, irréversible, de structure hydrazidique.
    Mécanisme de l'action antidépressive Il n'est pas complètement connu ; il semble lié à une inhibition de la dégradation des monoamines cérébrales :indolamines (tryptamine et sérotonine), catécholamines (dopamine, noradrénaline, adrénaline)

    copier coller TRES importants des interactions multiples avec ce type d' Imao ... c' est chiant a lire , mais ca peut sauver des vies !!!! sisi)

    Contre-indiquées :
    IMAO non sélectifs : risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique*. Respecter un délai de deux semaines entre l'arrêt de l'IMAO et le début du traitement

    Syndrome sérotoninergique :

    Certains surdosages ou certains médicaments (lithium) peuvent donner lieu à un syndrome sérotoninergique justifiant l'arrêt immédiat du traitement. Le syndrome sérotoninergique se manifeste par l'apparition (éventuellement brutale) simultanée ou séquentielle d'un ensemble de symptômes pouvant nécessiter l'hospitalisation, voire entraîner le décès. Ces symptômes peuvent être d'ordre :
    psychique (agitation, confusion, hypomanie, éventuellement coma),

    végétatif (hypo ou hypertension, tachycardie, frissons, hyperthermie, sueurs),

    moteur (myoclonies, tremblements, hyperréflexie, rigidité, hyperactivité),
    Pimozide : risque majoré de troubles du rythme ventriculaires, notamment de torsades de pointe.

    Déconseillées :

    IMAO sélectifs A : risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique* (cf supra). Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique très étroite. Débuter l'association aux posologies minimales recommandées.

    Linézolide : risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique* (cf supra). Si l'association ne peut être évitée, une surveillance clinique très étroite est nécessaire. Débuter l'association aux posologies minimales recommandées.
    Nécessitant des précautions d'emploi :

    Antidépresseurs imipraminiques : augmentation des concentrations plasmatiques des deux antidépresseurs avec risque de convulsions et augmentation des effets indésirables. Surveillance clinique accrue et, si nécessaire, adaptation posologique.

    Carbamazépine : augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage.

    Lithium
    : risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique* . Surveillance clinique régulière.
    Millepertuis par voie orale (inducteur enzymatique) : risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique* . Surveillance clinique régulière.
    A prendre en compte :
    Cyproheptadine : risque de diminution de l'efficacité de l'antidépresseur.
    IMAO sélectifs B (sélégiline) : risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique* (cf supra).
    Sumatriptan et autres agonistes des récepteurs 5 HT1B/1D* (cf supra).(almotriptan, élétriptan, frovatriptan, naratriptan, rizatriptan, zolmitriptan) : risque potentiel
    d'hypertension artérielle, de vasoconstriction artérielle coronaire ou de syndrome sérotoninergique
    Tramadol : risque de convulsions et/ou de syndrome sérotoninergique* (cf supra).


    Nous allons commencer par les ISRS :


    DXM : Interaction TRES dangereuse, possibilité de syndrome sérotoninergique (trop de serotonine dans le cerveau)…

    L'association avec les IMAO est contre-indiquée (cf aussi Contre-indications).
    La fluvoxamine (exemple pris au hazard dans les IRS de la liste il est representatif je trouve) est un puissant inhibiteur du CYP 1A2 et, dans une moindre mesure, des CYP 2C et CYP 3A4.
    En conséquence, en cas d'association, les médicaments dont le métabolisme dépend en grande partie de ces isoenzymes sont éliminés plus lentement et leur concentration plasmatique peut augmenter.
    CYP 1A2 :
    En association avec la fluvoxamine, il a été décrit une augmentation des concentrations plasmatiques des médicaments métabolisés principalement par le cytochrome P450 1A2, comme certains antidépresseurs tricycliques (exemple : clomipramine, imipramine, amitriptyline) ou certains antipsychotiques (exemple : clozapine, olanzapine). Si les médicaments associés, métabolisés par le CYP 1A2, ont une marge thérapeutique étroite (comme la tacrine, la théophylline, la méthadone, la mexilétine), une surveillance accrue est nécessaire

    La concentration plasmatique de caféine peut augmenter en cas d'administration concomitante de fluvoxamine. Ainsi, les patients consommant des quantités importantes de boissons contenant de la caféine doivent diminuer leur apport si des effets indésirables liés à la caféine sont observés (tels que tremblements, palpitations, nausées, agitation, insomnie).CYP 3A4 :
    Terfénadine, astémizole, cisapride : cf aussi Mises en garde/Précautions d'emploi.Les niveaux plasmatiques des benzodiazépines métabolisées par oxydation (exemple : triazolam, midazolam, alprazolam et diazépam) peuvent augmenter en cas de co-administration avec la fluvoxamine. La dose de ces benzodiazépines doit alors être réduite. Interactions pharmacodynamiques : Une potentialisation des effets sérotoninergiques peut être observée lors de l'association avec d'autres agents sérotoninergiques, y compris les triptans, le tramadol, les ISRS et les préparations de millepertuis (cf aussi Mises en garde/Précautions d'emploi).La fluvoxamine a été utilisée en association avec le lithium pour le traitement de patients dépressifs sévères et résistants aux traitements. Cependant, le lithium (et peut-être le tryptophane) augmente les effets sérotoninergiques de la fluvoxamine.
    Alcool, benzodiazepines et opiacés : Combinaison peu dangereuse ( selon le vidal , comme je lai copié coller , c' est quand meme a prendre en compte ..apres jsais pas). Aucun changement concernant les opiacés, mais pour les benzos et l’alcool, vous y serez peut-être un peu plus sensible, légère potentialisation. (heuuu desolé mais comme jai rajouté plus haut Les niveaux plasmatiques des benzodiazépines métabolisées par oxydation (exemple : triazolam, midazolam, alprazolam et diazépam) peuvent augmenter en cas de co-administration avec la fluvoxamine. La dose de ces benzodiazépines doit alors être réduite.chaud ....

    Hallucinogènes (LSD, Champignons, 2-CB, Salvia) : Les effets de la plupart des hallucinogènes sont amoindris par la prises d’un ISRS.

    Ecstasy (MDMA) : Les effets de la MDMA sont très très amoindris, en gros les SRIS « bloquent » la partie de votre cerveau dans lequel la MDMA a besoin de se fixer pour que vous en ressentiez les effets.
    (inhibent la recapture de serotonine , alors que la MD en libere , donc ouais c' est du gachis)

    Amphétamines et cocaïne : Rien a signaler de ce côté la. (cocaine affine pour recepteurs HT , donc "eventuelle" diminution de l' effet "love" de la coke )

    Continuons avec les antidépresseurs tricycliques :


    DXM : Comme pour les SRIS, interaction TRES dangereuse, possibilité de syndrome sérotoninergique (trop de sérotonine dans le cerveau)… (sous Prothiaden pour ma dépression il y a quelques années, je ne le savais pas et j’ai voulu me faire un petit 2e plateau de DXM… Un véritable cauchemar éveillé de 48h, je préfère ne plus y penser >__<)
    (je rajoute Risque Mortel interaction entre un 3cyclique immipraminique et Tramadol/ tryptan antimigraineux, TRAMADOL .... la roulette russe, tas eu du bol ^^)

    Alcool, benzodiazepines et opiacés : Les tricycliques (étant donné qu’ils ont des propriétés sédatives) potentialisent les « downers » en général, donc prudence.

    Hallucinogènes (LSD, Champignons, 2-CB, Salvia) : Les ATC rendent les effets de la grande majorité des hallucinogènes plus forts, donc prudence, vous pourriez projeter de faire un trip « moyen » de champote et vous retrouver en plein trip surpuissant…. (problemes de tachichardie et pression arterielle demente , lors de prise de phenylethylamines substituées comme les 2cx... voir PIRE)

    Ecstasy (MDMA) : Les effets de la MDMA seront légèrement moins fort avec un tryciclique, mais ils ne seront pas tout simplement supprimés comme avec les SRIS.

    Amphétamines et cocaïne : Pareil qu’avec la MDMA. Effets moins puissants, mais tojours possible de les utiliser. (ouhaaa quand meme si ya moyen d' eviter les sympathicomimetiques majeurs genre amphet/coke etc ..... quand meme oO)

    Poursuivons avec les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine-noradrénaline (IRSNA, où Hétérocycliques)

    => la classe d’AD la plus délicate à traiter, car chacun des AD hétérocycliques peu avoir des interactions différentes, je vais donc traiter le cas « globalement » et au cas par cas si exception grave.
    DXM : Très dangereux pour la plupart des hétérocycliques, sauf pour le

    Bupropione (Wellbutrin®) l’AD prescrit pour le sevrage tabagique. (soit disant au passage appellé "amphebutamone " car proche de l' amfepramone , et rebaptisé "bupropion" comme son cousin l' a eté diethylpropion... 1 copine accro depuis son traitement)

    TRAMADOL : risque majeur
    Alcool, benzodiazepines et opiacés :pour le Bupropione, attention avec l’alcool. Chez certaines personnes les effets sont décuplés, d’autres se sont senties comme dépersonnalisées. On ne sait pas exactement comme cela fonctionne pour le moment, mais si vous décidez quand même de boire au moins commencez graduellement, avec de toutes petites doses… Pour ce qui est de l’Effexor en particulier, rien a signaler pour aucune de ces drogues. Pour la Maprotiline, les effets des barbituriques sont beaucoup plus puissant.

    La Mianserine ( AThymil) potentialise particulièrement les benzos et les opiacés.(Interactions médicamenteuses :
    Déconseillées :


    Alcool : majoration par l'alcool de l'effet sédatif de ces substances. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines. Éviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.


    A prendre en compte :
    Autres dépresseurs du système nerveux central : dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), barbituriques, benzodiazépines, anxiolytiques autres que benzodiazépines (carbamates, captodiame, étifoxine), hypnotiques, neuroleptiques, antihistaminiques H1 sédatifs, antihypertenseurs centraux, baclofène, thalidomide : majoration de la dépression centrale.


    La Mirtazapine et le Trazodone potentialisent tous les downers, prudence…
    Pour le Nefazodone et l’Effexor par contre, RAS. Pareil pour la Tianeptine, excepté qu’elle semble potentialiser la Kétamine.

    (je ramene ma graine sur la tianeptine sodique , des tonnes de toubibs et neuropsy se contredisent dans la litterature medicale , je trouve meme un article de prescrire et la description vidal 2009 foireuse ... donc prudence avec le "stablon" , il parait qu' il ne seraitpas si safe que ca) (d'apres vidal : Interactions médicamenteuses Déconseillées :

    IMAO non sélectif : risques de collapsus ou hypertension paroxystique, hyperthermie, convulsions, décès.

    Miansérine : effet antagoniste au plan expérimental.)


    Hallucinogènes (LSD, Champignons, 2-CB, Salvia) : Certains des Hétérocycliques augmentent les effets des hallucinogènes (Mianserine?), Mirtazapine, Nefazodone, Trazodone (ne surtout pas prendre un IMAO avec la Trazadone !)), donc prudence. Pour d’autres (Effexor, Tianeptine) rien à signaler. (sisi la tianeptine TAKE care en l' absence d' infos plus completes)

    Ecstasy (MDMA) : Pour certains (Nefazodone, Buproprion), les effets de la MDMA sont légèrement réduits. Pour d’autres (Mianserine) les effets sont légèrement augmentés. Pour d’autres (Mirtazapine), aucune modification. Pour d’autre (Effexor), les effets sont carrément annihilés.

    Amphétamines et cocaïne : Certains augmentent les effets (Mianserine, Effexor) (a sourcer .. jai cherché aussi , mais si tu as une source partage la stp :) ), d’autres les diminuent, d’autres ne font rien de particulier (Mirtazapine, Nefazodone, Tianeptine??, Trazodone) et d’autres provoquent des effets secondaires très indésirables (Bupropione). (pour le zyban / amfebutamone/bupropion , d' experience ayant moi meme eté traité au zyban + ma meth cotidienne+ ma ritaline ... l' effet est plutot synergique et cumulatif ..... avis perso)

    Pour finir , les inhibiteurs de la monoamine oxydase (les fameux IMAO)

    DXM : Très dangereux également, gros risque de syndrome sérotoninergique.

    Alcool, benzodiazepines et opiacés : Pour l’alcool, éviter le vin (cause des enzymes de fermentation eviter aussi les fromages riches en tyramine) en particulier. Pour les benzos, il faut savoir qu’ils provoquent une hypotension, et les IMAO une hypertension, ce qui peut causer entre autres des problèmes de pression sanguine. Pour les opiacés, l’action de ces drogues est prolongé, risque de dépression respiratoire. A éviter absolument. Pour la Kétamine, pas de problème par contre. ( !!!) (enfin je n' oserais contredire sickboy ^^)

    Hallucinogènes (LSD, Champignons, 2-CB, Salvia) : Il semblerait que les effets du LSD soient amoindris par les IMAOs. Concernant les tryptamines et la salvia, prudence, on ne sait pas encore très bien comment ces deux hallucinogènes interagissent avec les IMAO, donc prudence et commencez par de petites doses. (SWIM a avallé des champotes(tryptamines indoliques) , du LSA , et de de l' amineptine (amphetaminomimetique) (oui je sais il est con) , bref deconseillé , mais vraiment deconseillé , surtout amoclamine ou marsilid ..bref jouez pas aux cobayes ca pourrait couter CHER))

    Ecstasy (MDMA) : Très dangereux, risque de syndrome sérotoninergique danger de mort.

    Amphétamines et cocaïne : Comme pour la MDMA, à éviter absolument.

    __________________________________________________ ________________________________________
    Voilà c’est fini, je tiens à dire que les personnes sous AD ne devraient de toute façon pas prendre d’autres drogues étant donné les effets secondaires qui peuvent être désastreux, mais que je l’ai traduite et completée dans l’espoir d’éviter des incidents (comme ma très mauvaise expérience du DXM sous Prothiaden =/ ) (outch .... violent ><)

    Bien à vous
    Sick boy
    voila desolé du remplissage , si jai mis le bordel je m' en excuse mais je pensais judicieux quelques precisions ou mises a jour ...
    desolé pour l' utilisation de couleurs reservée aux modos , mais c' est juste par apoint , pour "surligner"
    amicalement

  6. #6
    ǝnbnu ɐʇ ǝssɐɔ Avatar de Mammon
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    Par défaut Re : [FAQ] Interactions entre antidépresseurs (AD) et psychotropes.

    Merci pour les infos supplémentaires :) (tout ça vient du Vidal online je suppose?)
    Je vais vérifier tout ça, il y a quand même un ou deux ptits trucs qui me chiffonnent...

  7. #7
    précision confusionelle
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    Par défaut Re : [FAQ] Interactions entre antidépresseurs (AD) et psychotropes.

    j' ai un ami , qui n' est rien d' autre que le directeur de VIDAL france , et j' ai eu droit au vidal expert (pharma et toubibs)2009 , au vidal CD rom avec la clef identification (version 2/3 2009) , (au passage GG pour cette année ou le vidal permet d' editer les prescriptions , meme les ALD avec la "key log" .. mais chuut)

    et en plus !!! la réedition collector du premier VIDAL 1914 (voit les medocs dedans OMG)

    mais tu peux verifier ... je voulais juste apporter ma piere a l' edifice :):slove5:

  8. #8
    Aménagement du territoire Avatar de JFK
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    perché là haut
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    Par défaut Re : [FAQ] Interactions entre antidépresseurs (AD) et psychotropes.

    Joli travail, très instructif. ça va en intéresser plus d'un, on pourrait le mettre dans le wiki ? avec ton accord sick boy

  9. #9
    ǝnbnu ɐʇ ǝssɐɔ Avatar de Mammon
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    Par défaut Re : [FAQ] Interactions entre antidépresseurs (AD) et psychotropes.

    Vi bien sûr :) Je ne me suis pas créer de compte pour le wiki, mais si quelqu'un peut le mettre, no problemo...

  10. #10
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    Par défaut Re : [FAQ] Interactions entre antidépresseurs (AD) et psychotropes.

    Nous allons commencer par les ISRS :
    Amphétamines et cocaïne : Rien a signaler de ce côté la. (cocaine affine pour recepteurs HT , donc "eventuelle" diminution de l' effet "love" de la coke )


    Pour avoir testé deroxat et coke, je trouve ce mélange hasardeux, bon rebond d'angoisses a prévoir...

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