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  • Virola spp

    Informations

    Le Virola dont l'espèce étudiée ici est le Virola theiodora que l'on connait plus sous le nom de Cumala commun fait parti de la famille des Myristicacées et on peut le trouver plus principalement dans les régions chaudes et tropicales des deux hémisphères. En réalité beaucoup d'autres variétés de Virola sont utilisées en fonction de la région d'origine.

    Description

    C'est un arbre qui peut atteindre jusqu'à 23m de haut. Son écorce est très lisse, d'un brun tacheté légèrement de gris. Les inflorescence mâles ou brunes ou jaunes dorés et les feuilles de cet arbre dégage une odeur caractéristique lorsque qu'on les détache (cette odeur est très proche du thé). La caractéristique hallucinogène de cette plante vient de sa résine, de couleur rouge, avec laquelle on peut fabriquer, après l'avoir réduite en poudre, de petites pilules a gober dont les effets sont hallucinogènes.

    Photos de la plante

    Signification culturelle

    La résine de cet arbre que l'on appelle aussi epena est réduite en poudre et utilisée a des buts chamaniques. Par exemple a but médicinal.

    En Colombie, les indiens Barasana, Makuna, Puinave, Kabuyari, et Kuripko entre autre utilisent les snuffs de Virola, cet usage est reservé aux chamanes. Ils utilisent des variétés comme Virola theiodora, V. calophylla, V. calophylloidea, et V. elongata.

    Les Orinoco du Venezuela et le rio negro au brésil dont les tribus sont les Kirishaná, Shirianá, Karauetari, Karimé, Parahuri, Surará, Pakidái, et Yanomami l'utilisent aussi. L'usage n'est plus réservé au chamane, tout les hommes de plus de 14 ans sont encouragés a pratiquer le snuff. Celui est administré au moyen d'un tube fin par une autre personne. Les variétés utilisées sont Virola theiodora , V. calophylloidea, V. cuspidata, et V. rufula.

    Dans les zones proches du Pérou et en Amazonie colombienne, les indiens Witoto, Bora, et Muinane préparent des granules à avaler. D'autres variétés sont utilisées comme V. lorentensis, V. surinamensis, V. elongata, et V. pavonis.

    Composition chimique

    Voici une liste non exhaustive de la Composition chimique du Virola:
    Virola calophylla et Virola surinamensis

    Il y a des beta-carbolines, de la DMT et de la methoxy-5-diméthyltriptamine (5-MeO-DMT). Agurell et al. ont analysé des poudres à priser du Brésil préparée à base de Virola theiodora, obtenues par Schultes: "l'Epéna" du Rio Cauaburí contenait 715mg d'alcaloïdes pour 100g de poudre (dont 72% de 5-MeO-DMT, 20% de DMT, 4% de 2-methyl-1,2,3,4-tetrahydro-β-carboline, 2% de 6-methoxy-2-methyl-1,2,3,4-tetrahydro-β-carboline et 2% de NMT); Le "Nyakwána" de Tototobí contenait 1000mg d'alcaloïdes pour 100g de poudre (dont 88% de 5-MeO-DMT et 11% de DMT).

    Préparation des virola

    A l'aubier de virola, on peut ajouter des feuilles de Justicia, des cendre d'Amasita et de l'écorce d'Elizabetha princeps. D'autres méthodes consistent a faire bouille la résine de cette arbre et de la faire sécher jusqu'à qu'elle devienne solide. Il suffit ensuite de l'écraser et de la tamiser.

    Les Orinoce du Venezuela et le rio negro au brésil peuvent préparer ainsi leur snuff:
    Ils commencent par érafler la partie intérieure de l'écorce puis la font sécher près du feu. Puis les copeaux grillés sont écrasés et triturés dans un mortier avec le fruit d'un arbre à noix brésilien, Betholletia excelsa. La poudre est ensuite tamisée pour obtenir une poussière brune très fine. On ajoute ensuite des feuilles séchées et préparées de Justica pectoralis en proportion égale avec la résine de virola. Un troisième ingrédient est tiré de l'écorce d'Elizabeth princeps. Le tout est réduit en cendre près d'un feu, le produit fini est un poudre grisâtre extrêmement fine.

    Une autre méthode cette région implique le choix d'un lieu où l'on fait un grand feu. Un arbre est abattu et taillé en pièces. Des morceaux d'écorce sont placés près du feu, serrés pour en extraire la résine. Celle-ci est bouillie et forme un pâte épaisse qui est laissée à sécher. On broie cette résine dure en poudre pour obtenir le produit fini. De la poudre de Justicia est souvent ajoutée pour donner de l'arôme. Certaines tribus se servent de la Justicia comme base de poudre de snuff.

    Dans les régions proches du Pérou, la préparation de granules à avaler se fait ainsi:
    La partie intérieure de l'écorce de Virola est grattée. La résine est rapidement bouillie afin de séparer les protéines et les polysaccharides. On laisse reposer et fermenter cette résine pour lui donner un aspect uniforme très collant. D'autres plantes sont réduites en poudre et trempées dans l'eau jusqu'à ce que le filtrat ne soit plus opaque. Ce filtrat est ensuite bouilli, on obtient un résidu gris mélangé au résidu de Virola. Les granules sont roulées. Les plantes communément ajoutées sont Gustavia poeppigiana, Spathyphyllum cannaefolium, Carludovica sp, Geonoma sp., Bactris sp., et Theobroma subincanum. Les granules sont parfois faites et ingérées sans aucun additif. 3 à 6 granules sont d'abord mangées pour des effets de plus de 2 heures, d'autres granules sont avalées après.

    Voir aussi Préparation de l'Epéna par les Karauetari et Tucano

    Effets / Contre effets

    • excitation
    • engourdissement des membres
    • nausées
    • hallucinations suivis d'un sommeil profond et agité

    Doses

    Aucun seuil n'a vraiment été crée, il ne faut pas prendre cette plante à la légère, chaque personne réagi différent, c'est pour cela qu'une petite dose pourra provoquer un grand effet chez quelqu'un et rien chez un autre.