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  • Mimosa hostilis

    Informations

    Le Mimosa dont l'espèce étudiée ici est le Mimosa hostilis ou Mimosa tenuiflora que l'on connait plus sous le nom de Jurema fait parti de la famille des Légumineuses et on peut le trouver plus principalement au Mexique ou au Brésil. Au Brésil, Jurema peut aussi faire référence à d'autres plantes; d'autres espèces de Mimosa sont utilisées comme jurema-mirim, jurema-embira qui se référent à M. ophthalmocentra ou jurema-branca, jureminha, jurema-de-oleiras, jurema-vermelha qui se réfèrent à M. verrucosa.

    Description

    Cet arbrisseau assez fourni et légèrement épineux abonde dans les régions sèches de l'est brésilien. Ses épines de 3mm sont renflées à la base. La gousse longue de 2,5 à 3cm comporte 4 à 6 sections. Un alcaloïde que l'on a appelé nigérine a été isolé à partir de sa racine. Plus tard, on a découvert qu'il était identique à l'hallucinogène N,N-diméthyl-tryptamine.
    Dans l'est du Brésil, plusieurs espèce de Mimosa portent le nom de jurema. M. hostilis est souvent appelé Jurema Preta (jurema noir). C'est la même plante que le Tepezcohuite mexicain. Un proche parent, M. verrucosa, dont l'écorce servirait a préparer un anesthésique, se nomme Jurema Branca (jurema blanc).

    Photos de la plante

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    Signification culturelle

    L'usage de M. hostilis comme hallucinogène cérémoniel (notamment au Nord-est du Brésil) semble avoir presque complètement disparu. Il est cependant utilisé dans un contexte guerrier. [1]L'écorce du tronc de M. tenuiflora est utilisée dans le traitement des lésions de la peau au Mexique, son effet cicatrisant a été démontré.

    Composition chimique

    Voici une liste non exhaustive de la Composition chimique du Mimosa hostilis.
    [2]Un alcaloïde identique à l'hallucinogène DMT a pu être isolé avec une concentration de 1% dans l'écorce des racines (0.31% à 0.57% selon Schultes, 1977) et 0,03% dans l'écorce du tronc. L'écorce interne des racines peut contenir jusqu'à 2% d'alcaloïdes actifs. Un autre alcaloïde découvert en 2005, la yuremamine, pourrait participer aux effets. L'écorce contient aussi un taux élevé (16%) de tannins.

    M. ophthalmocentra contient 1.6% de DMT dans l'écorce interne des racines, la plante contient aussi des traces de NMT et d'hordénine (BATISTA et al, 1999).

    Préparation des Mimosa

    Normalement, l'effet de DMT pris oralement est minimal, mais en combinaison avec un IMAO comme Peganum harmala ou Banisteropsis caapi on peut faire la potion magique ayahuasca.
    La racine était la base d'un boisson miraculeuse connue localement sous le nom de vinho de jurema ou ajuca.

    Voir aussi Préparation des racines de Mimosa hostilis

    Doses

    Aucun seuil n'a vraiment été crée, il ne faut pas prendre cette plante à la légère, chaque personne réagi différent, c'est pour cela qu'une petite dose pourra provoquer un grand effet chez quelqu'un et rien chez un autre.

    Christian Rätsch propose cette recette de "Jerumahuasca" qu'il considère comme effective et tolérable:
    1. 3g de graines de P. harmala finement broyées
    2. 9g d'écorces de racine M. tenuiflora
    3. Le jus d'un citron vert ou classique
    Les graines de Peganum peuvent être mâchées dans des capsules ou bues mélangées à de l'eau. La décoction de racines et de citron devrait être bue 50min plus tard.

    Rappel au sujet de la diméthyltryptamine

    Alcaloïde hallucinogène présent naturellement dans quelques plantes, notamment dans les graines des Anadenanthera, dans l'écorce des Virola et dans les racines de Mimosa hostilis, la DMT a été synthétisée pour la première fois par le chimiste britannique Richard Manske en 1931. Elle a été testée en injection intramusculaire en 1957 par le pharmacologiste Stephen Szara qui en décrivit les effets. La DMT est utilisée le plus souvent en prise nasale ou fumée. Elle ne peut être ingérée oralement car elle est détruite dans le tube digestif. En injection, 50 à 60 mg produisent des effets hallucinogènes de type psychédélique, proches de ceux du LSD, avec d'intenses hallucinations essentiellement visuelles et un sentiment d'expansion de la conscience. Le maximum d'activité est atteint en un quart d'heure et l'effet est bref (30 minutes environ). La DMT a une structure chimique proche de celle du neurotransmetteur sérotonine (5 hydroxy-tryptamine) et agit en se fixant à certains de ses récepteurs comme les autres hallucinogènes comportant un noyau indol. Elle diffère de ces derniers essentiellement par la durée d'action. L'abus de DMT est peu répandu.
    Divers dérivés psychoactifs de la DMT sont présents dans certaines plantes hallucinogènes comme la méthoxydiméthyltryptamine présente dans les graines des Anadenanthera ou ont été produits par synthèse chimique.

    Lois

    Si vous possédez des informations sur le statut légal de cette plante ou molécule dans d'autre pays, merci de modifier la page.
    Cette plante est illégale en France depuis cet arrêté :
    Article 1
    A l'annexe IV de l'arrêté du 22 février 1990 susvisé, il est ajouté : « Banisteriopsis caapi, Peganum harmala, Psychotria viridis, Diplopterys cabrerana, Mimosa hostilis, Banisteriopsis rusbyana, harmine, harmaline, tétrahydroharmine (THH), harmol, harmalol ».

    Références